Rosetta Stone (Dossier) : « on sort les muscles ou les points forts de l’application… »


Première partie de la présentation en cliquant ici

« Une esthétique épurée, un indice qui en dit très long… »

Afin de commencer ce tour d’horizon, je tenais à parler de ce qui littéralement saut aux yeux dès les premières secondes sur cette application : l’interface au sens visuelle du terme. En effet, on constate de suite la présence d’une interface qui, bien que non désagréable en soi, restera tout de même assez sommaire, épurée et donc restreinte à l’essentiel. Ainsi, vous pourrez dire adieu aux tas de widgets présents dans tous les recoins de l’écran dans une bonne montagne d’applications du moment. Ici, c’est bien la sobriété qui l’emportera comparativement à la juxtaposition d’effets et autres animations en tout genre. Un rendu esthétique qui ne manquera pas de déplaire à beaucoup tant, finalement, nous sommes de  plus en plus habitués à une certaine créativité dans les interfaces des applications de langues (Mondly, Duolingo, Drops…). Malgré tout, et en étant honnête, il est aussi important pour ces applications (disposant d’une base gratuite) de tenter de se démarquer de la concurrence en usant aussi d’une esthétique spécifique. A l’inverse, Rosetta Stone n’affichant pas de côté gratuit (la démo offerte est vraiment limitée et seulement faisable pour l’anglais) ne s’adresse donc définitivement pas au même public.

Néanmoins, il va sans dire, que l’interface simple est aussi un atout dans la mesure où son utilisation sera également très simple à comprendre (tout du moins vis-à-vis des principales fonctionnalités). Vous rentrez donc instantanément dans le vif du sujet : peu d’enchainement de menus avec publicités notamment, aucuns réels pop-up à l’écran, pas même quelques animations pour vous « féliciter » d’avoir fini une leçon ou une autre. Il va sans dire que cela aura de quoi véritablement en perturber certains.

« Des leçons fournies et, en prime, un travail à votre rythme… »

Les différentes unités d’enseignements

Ici, nous nous rendons compte de suite de l’une des plus grandes forces de Rosetta Stone et de son contenu. En effet, celui-ci s’en retrouvera divisé en plusieurs niveaux puis en plusieurs unités puis en plusieurs leçons et enfin, en plusieurs modules. Chaque niveau regroupera quatre unités d’enseignements distinctes organisés autour d’une thématique à la fois précise et large : « le travail », « les voyages », ou même « le passé » par exemple. Chaque leçon sera elle organisée autour de plusieurs modules (prononciation, vocabulaire, écrire, écouter, lire…) se basant donc sur une ou plusieurs compétences linguistiques spécifiques. Néanmoins, vous aurez également accès à une leçon principale qui regroupera plusieurs exercices des modules en question. Le brassage des différentes compétences est donc également présent dans cette application. Mais le véritable point fort de ce séquençage résidera dans le fait que vous pourrez véritablement travailler ce dont vous avez envie/besoin ; et que cela soit en termes de compétences mais également de thématiques. Eh non vous n’êtes effectivement pas contraints de réaliser les différentes unités, leçons et modules, dans l’ordre prévu à la base. Au contraire, vous serez libre d’aller réellement sélectionner vos différents exercices. Cette liberté d’approche est donc très appréciable même si elle pose d’emblée une question de cohérence ainsi que de progression globale ; ces mêmes éléments sur lesquels nous reviendrons plus tard.

« Plusieurs formats, plusieurs options pour un travail global … »

Le contenu de chaque module d’enseignement sera, qui plus est, assez diversifié pour vos débuts d’apprentissage. Il n’y aura pas de réelles originalités mais vous retrouverez cependant tout un tas d‘exercices efficaces et éprouvés pour pouvoir pratiquer à l’oral ainsi qu’à l’écrit. D’une manière générale, le fonctionnement des exercices reposera sur le fait d’associer un énoncé à une image parmi un choix de quatre possibilités distinctes. L’énoncé (qui pourra véritablement être appelé « énoncé ») vous sera ainsi présenté sous différents aspect : Audio, écrit, audio+ écrit ; ceci permettant encore une fois d’être confronté aux différents aspects de la langue. Par ailleurs, d’autres exercices feront progressivement leurs apparitions comme le fait de devoir trouver la phrase correspondant le mieux à l’image cible ; tout en sachant que celle-ci s’inscrira à la suite de deux autres aboutissant donc à une mini séquence « scénarisée ». De même il vous sera demandé de compléter une phrase en choisissant entre plusieurs termes souvent pour des questions de conjugaison et autres accords. Dans le même ordre d’idée, chaque unité se verra au bout du compte jalonnée par une épreuve « jalon » consistant en une suite d’images mettant en scène une petite histoire. Il s’agira alors pour l’apprenant de prononcer à l’oral (via la reconnaissance vocale) ce que serait susceptible de dire le personnage qu’il incarne au sein de cette historiette. Voilà un sacré exercice de production tant il sera parfait pour tous les apprenants et surtout débutants.

« Un fond très académique pour consolider des fondamentaux… »

Exemples de modules inclus dans une leçon type

Après avoir fini plus de 80% du contenu de niveau 1 (soit 4 unités d’enseignement) ainsi que plusieurs modules des niveaux suivants, il me semble important de mettre en avant ce point crucial. Après tout, la seconde grande force de Rosetta Stone résidera certainement dans le travail grammatical qu’il vous permettra de réaliser. Pour être plus précis, je parlerais plus volontiers d’un travail grammatical, syntaxique ainsi qu’autour de la conjugaison et autres désinences grammaticales. En effet, les réponses correctes aux différents exercices (hors phonologie et écriture en tant que telle)  se baseront finalement beaucoup plus sur vos acquis entendus au sens des : temps, prépositions, adverbes et autres locutions…

Un exemple parmi des centaines serait celui du «  le garçon est plus proche de la table que la fille » ou bien « l’avion décollera à telle heure et non pas à telle autre » ou encore « l’enfant a du pain mais ne le mange pas ». Vous comprenez bien qu’il s’agira, au bout du compte, de bien tenir compte des différences grammaticales (…) pour répondre en sélectionnant véritablement l’image la plus adéquate. On se retrouve donc avec un outil permettant de bien utiliser/assimiler certains réflexes grammaticaux et de mesurer les premières nuances dans la langue visée. Evidemment, à l’énoncé suivant « Il mange du pain sur le banc » il s’agira de ne pas cliquer sur la photo de la fille (/elle) qui mange du pain…vous avez bien compris le principe. C’est donc un outil qui pourra certainement vous aider grandement quant à l’appréhension de ces fondamentaux ainsi que de la mise en pratique de votre langue visée dans une fonction essentiellement descriptive.

« Un choix de langues large et des tuteurs présents »   

La troisième force de cette application renverra incontestablement à la présence de tuteurs. En effet, vous aurez la possibilité de planifier des sessions en « classe virtuelle » à raison de quatre par mois. Cette approche conversationnelle est plutôt bienvenue et vous permettra de commencer à pratiquer dans votre langue cible. Toutefois, nous notons de suite qu’il faudra débourser une somme supplémentaire afin d’obtenir plus de cours que prévu et que, pour les plus avertis, beaucoup d’autres applications/plateformes vous permettent actuellement de rencontrer des tuteurs, des professeurs ou encore des locuteurs natifs… Par ailleurs, il me semble important de préciser que le choix des langues proposées est assez conséquent (24 langues différentes actuellement incluant donc des langues dîtes mineures), et que, ce faisant, vous trouverez sûrement la ou les langue(s) que vous souhaiteriez apprendre.

« Un travail global pour écouter, lire, écrire & parler…»

On ne va pas se mentir, le fait de pouvoir pratiquer l’oral et de plusieurs manières différentes constitue bien un atout dans la manche de cette application. Tout d’abord, précisons que vous pourrez procéder aux réglages de la reconnaissance vocale* afin de moduler « le niveau d’exigence » de celle-ci. Une possibilité on ne peut plus intéressante pour les niveaux un peu plus avancés mais ne devenant donc pas un handicap pour celles et ceux qui débuteraient véritablement dans la langue en question. Par ailleurs, le fait de proposer du contenu audio sous différents formats (avec ou sans présence du texte associé, travail des syllabes, de mots, de phrases puis d’énoncés) permettra d’établir une progression assez libre et individualisée. Vous aurez donc la possibilité de vous concentrer notamment sur des sons qui pourraient vous poser problème. De même, et pour compléter les lignes précédentes, vous serez amenés à devoir produire des phrases en identifiant rapidement ce que vous devez dire car le délai de réponse (avant la « faute ») est globalement assez court. Un exercice qui s’avérera assez stimulant pour beaucoup et qui ne manquera pas d’améliorer votre réactivité.

Sur le plan de l’écrit, le constat est un peu près identique car la décomposition suivra le même procédé. Vous apprendrez donc progressivement à reconnaître et à utiliser de nouveaux caractères (pour les langues disposant d’un alphabet différent évidemment) basés également sur le principe de syllabes, mots, phrases puis énoncés. De la même manière que pour l’oral, vous serez donc en face d’exercices d’écriture qui, pour certains, s’appuieront aussi sur de l’audio en simultané, mais qui pour d’autres, vous permettront de vous concentrer sur l’écrit en tant que tel. En outre, Rosetta Stone vous offre la possibilité d’utiliser un clavier virtuel spécifique et directement intégré à l’application afin de pouvoir rédiger en usant d’un autre alphabet que l’alphabet latin (toujours pour les langues concernées). Aussi, cela vous permettra également de vous familiariser avec certains claviers qui peuvent s’avérer bien différent à l’utilisation que le clavier QWERTY ou AZERTY.

*Il est vrai que certains bugs pourront survenir ici ou là avec cet outil mais, globalement, l’outil fonctionne tout de même suffisamment bien pour être souligné (précisions complémentaires dans la seconde partie du test).

Retour sur : Rosetta Stone (Dossier) : « une bonne pierre à l’édifice ? »

Bon apprentissage à vous,

-Rukmal-

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