Assimil: “Attention aux leçons WHAT THE F…”



Nul besoin de la présenter tant la méthode Assimil fait incontestablement partie de ces méthodes bien ancrées au sein du large paysage des ressources pour apprenant en langues. Si Assimil restera l’une des meilleures méthodes présentes sur le marché actuel, on ne pourra néanmoins s’empêcher d’apporter quelques informations supplémentaires afin d’essayer d’optimiser l’utilisation de cette ressource dans votre apprentissage. En tête de liste, les fameuses leçons « what the f@#* » made in Assimil ; on en parle… 


« Assimil, de bonnes leçons mais très vite assez denses »

Une excellente ressource : Oui !

Une ressource parfaite : Non !


On ne va pas s’en cacher, la conception de ressources n’est en général pas une chose aussi aisée que ce que l’on pourrait s’imaginer de prime abord. Rien que l’élaboration d’une véritable progression peut vite s’avérer être ni plus ni moins qu’un casse-tête pour quiconque tenterait l’exercice avec un minimum de sérieux tout du moins. Toutefois, il est évident que toutes ses difficultés d’élaborations peuvent très vite être exacerbées lorsque le public visé reste majoritairement celui des autodidactes. En effet, le défi premier d’une méthode comme Assimil sera certainement celui de parvenir à proposer un contenu relativement global et complet tout en s’adaptant à des apprenants au combien divers ; et notamment pour ce qu’il en va de leurs objectifs, projets et de leurs façons d’apprendre. Si le pari est globalement plutôt bien réussi, on ne cessera de répéter qu’une ressource parfaite cela n’existe pas vraiment.     

Chaque leçon proposée par Assimil sera donc l’occasion pour l’apprenant d’appréhender beaucoup d’éléments de langues différents et plus ou moins distincts dans les premiers temps notamment. Au programme donc : syntaxe, lexique, structure de grammaire, conjugaisons, cas, idiomatiques, précisions phonologiques…Autant se le dire, sur le papier cela se présente plutôt très bien et restera un avantage non négligeable de cette méthode en général. Une ressource globale mais avec, malgré tout, un certain souci du détail ; et tout cela pour un très vaste ensemble de langues qui plus est.
Toutefois, il est clair qu’un bon contenu, bien que primordial en soi, n’en exclue pas pour autant la présence de potentielles et nombreuses difficultés qui seront, en général, à relier davantage avec l’utilisation de ce dernier. Comme vous vous en douterez, il y a évidemment beaucoup à dire sur des méthodes comme Assimil ou Rosetta Stone par exemple, mais sur Langues d’Ailleurs nous souhaitons avant tout vous partager les informations que nous savons les plus impactantes pour ce qu’il en va de votre apprentissage.

« Quand c’est trop, c’est souvent trop »

Beaucoup de contenu c’est bien mais concrètement cela peut être trop…


Eh oui, si le contenu proposé à chaque leçon restera quantitativement et qualitativement parlant plutôt de bonne facture, la densité des nouvelles informations présentées pourra, certaines fois, vous donner l’impression d’une leçon un peu trop « inaccessible ». La principale raison renverra au fait que, qui dit apprentissage en autodidacte dit aussi apprentissage relativement hétéroclite et un peu moins lissé au niveau des éléments de langues que vous avez plus ou moins acquis jusqu’alors.

Rien que pour ce qu’il en va du lexique su, le simple fait d’utiliser plusieurs ressources en parallèle d’Assimil occasionnera les premiers écarts observables entre vous et votre voisin. C’est ainsi qu’en prenant une leçon Assimil donnée, là où certains ne découvriront pas réellement de nouveaux « termes » en soi, d’autres, à l’inverse, devront emmagasiner, d’un coup d’un seul, beaucoup de nouveau lexique et ce, en l’espace de quelques pages qui plus est.  Mais ce principe ne s’arrêtera évidement pas au seul fait du lexique tant il concernera bien, au bout du compte, l’ensemble des éléments constitutifs d’une langue…

À titre d’exemple, nous pourrions facilement évoquer (même si de manière schématique) le fait d’une syntaxe un peu moins « standardisée » qui, à n’en pas douter, sera un peu moins déstabilisante pour celles et ceux s’étant déjà confrontés à du contenu plus authentique ou même à la pratique de la conversation par exemple. Il en va de même pour la conjugaison lorsque les fameuses leçons relatives aux temps du passé arrivent maintenant. En effet, s’il est plus rare d’utiliser la « palette de temps » du passé dans certains contexte, il n’est pas rare d’y avoir déjà été confronté lors du visionnage de certains contenus disposant d’une certaine forme de narration par exemple (la fameuse voix off). Il en va de même pour toutes les questions susceptibles d’être liées à la phonologie et à l’idiomatique qui s’en trouveront être un peu moins déroutantes pour celles et ceux qui auront par exemple déjà pu pratiquer la conversation (indépendamment du niveau en l’occurrence) ; permettant, dès le début et entre autres choses, d’observer, d’apprivoiser et de se familiariser avec certaines récurrences dans la langue visée.

Beaucoup de choses divergent entre les apprenants en autodidacte contribuant à faciliter ou à compliquer certains aspects de la progression. Et sur ce point, Assimil ne pourra pas faire de réel miracle en soi. Mais alors comment faire ?!

« Persévérer ou mettre de côté ? Telle est la question… »

Bien doser la difficulté d’une leçon par rapport à son niveau est très important


Vous l’aurez compris, par « leçon what the f#@* » nous entendrons donc, ici, la(es) leçon(s) qui par ce qu’elle(s) comprendra(ont) beaucoup trop de nouveaux éléments pour vous à l’heure actuelle vous fera très certainement dire quelque chose comme : « Mais WHAT THE F#@* ?! » (ou tout autre propos plus ou moins dérivé de celui-ci d’ailleurs). À dire vrai, il s’agirait même de garder cela à l’esprit lorsque l’on s’interroge sur les nombreux apprenants qui, malheureusement, n’iront pas au bout de cette méthode. En effet, si vous souhaitez utiliser Assimil comme support d’apprentissage il sera toujours bon de garder en tête que la progression, bien que globalement très étudiée, sera toujours soumise à l’évolution de votre niveau réel qui, lui, comportera également tout ce que vous avez pu acquérir en dehors de cette méthode.

La difficulté d’expliciter ce type de problèmes provient du fait qu’en l’état, et comme nous l’avons vu, ils sont extrêmement variables et qu’ils seront très spécifiques à chaque apprenant finalement. Mais le fait de connaître ce principe de leçon WTF (retrouvable chez Assimil et d’autres) vous permettra, nous l’espérons, de ne pas vous décourager dans votre apprentissage. Éviter les changements de méthodes sur un simple coup de tête (au risque de vous éparpiller et de diluer votre progression) ou pire les abandons purs et simples alors qu’il peut ne s’agir certaines fois, que d’une mauvaise utilisation de tel ou tel outil.
Face à une leçon un peu trop élevée pour le moment, nous ne pouvons que vous recommander de penser à mettre ladite leçon de côté, en standby d’une certaine manière ; et de, tout simplement, vous mettre aux leçons suivantes comme si la leçon problématique ne l’avait pas été. Effectivement, ne pas rester bloquer inutilement sur une leçon qui, pour l’heure, ne vous est pas encore accessible vous permettra de ne pas mettre un coup d’arrêt à votre progression. L’idée étant bien entendu de continuer à avancer dans votre niveau en langues puis de revenir sur la leçon en question mais fort de toutes ces nouvelles choses acquises.

Par expérience, nous avons pu constater que face à une leçon WTF, il s’agissait bien souvent pour l’apprenant de continuer sur les deux ou trois leçons suivantes et que cela suffisait finalement pour ré-aborder une leçon problématique de manière beaucoup plus sereine.

Enfin, nous tenions à vous préciser que cela sera toujours à vous de trancher entre « une leçon WTF » ou bien des points plus précis dans une leçon définie que vous percevrez comme étant plus complexes. En effet, et dans le second cas, nous ne pouvons que vous inviter à tout simplement persévérer tant il est normal de se retrouver confronter petit à petit à des choses de plus en plus plus complexes à appréhender. Il est vrai qu’une leçon WTF dans une méthode comme Assimil, vous le sentirez de suite tant vous aurez beau la relire 15 fois, vous ne comprendrez absolument rien.
Comme vous l’aurez deviné, il s’agira évidement de conserver une honnêteté sur vos capacités actuelles afin de rester dans une démarche d’amélioration en continu. Toutefois il est bon de garder en tête que dans une méthode globale, certaines fois, cela sera bien à vous de prendre quelques distances avec ce qui a été initialement prévu ; ceci afin de rester également dans une progression au plus proche de votre niveau réel et, de ce fait, des besoins plus spécifiques qui en découle.  


Et vous utilisez-vous Assimil dans votre apprentissage et avez-vous déjà été confrontés à ce problème ? Dîtes-nous tout dans les commentaires de cet article.

Pour vous rendre sur le site d’Assimil veuillez cliquer ici

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Un article intéressant pour mieux utiliser Assimil #Assimil #Langues #Méthode


Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P

4 commentaires

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