(Bilan) Un an d’Hindi : « Déjà un an d’apprentissage, je fais le point »



Après un an d’apprentissage du Hindi en autodidacte, il était amplement temps pour moi de procéder à un véritable premier bilan de mes avancées. Qu’il s’agisse de mes réussites ou de mes échecs, de mon organisation quotidienne ou plus globale, de mon projet d’apprentissage et de l’évolution de ce dernier, je vous dis tout.


Cet article constitue dans la forme une mise au propre et un regroupement des réponses aux questions et remarques que vous m’avez envoyées. Aussi, je remercie toutes celles et ceux qui y auront contribué directement ou indirectement et j’espère sincèrement que cela vous sera utile pour votre propre projet d’apprentissage.

« Avant propos »

Il y a de cela un an, je m’apprêtais à arrêter mon apprentissage du chinois mandarin afin de me concentrer sur mon apprentissage (sérieux) du hindi.


Bien plus qu’un changement de langues il s’agissait plus globalement d’entamer concrètement la seconde étape que je m’étais fixée pour ce qu’il en allait de « mon projet langue » : me rapprocher davantage de l’Asie. Entre le chinois, le japonais, le coréen et bien sûr le hindi, autant vous dire que le programme s’annonçait (et s’annonce toujours) particulièrement chargé ; et encore je vous dis ceci en ne prenant en compte que les langues dîtes majeures…

Le hindi est une langue qui m’a véritablement toujours attirée, de près ou de loin, concrètement et métaphoriquement, à l’oral et à l’écrit, traditionnellement et usuellement, en profondeur tout autant qu’en surface. Je pressens déjà que certains feront la part belle à mes origines indiennes afin d’expliquer tout ceci. Bien que cela soit amplement normal que d’y penser j’aime à rappeler que je suis d’origine sri-lankaise et qu’en l’état, le hindi ne constitue pas plus ma langue maternelle que ma langue d’origine…Aussi, et même si le cingalais et le hindi ne sont définitivement pas langues les plus éloignées l’une de l’autre (encore que sur ce point…) il me semble toujours bon de rappeler qu’avoir des origines reste une des motivations parmi d’autres pour ce qu’il en est de l’apprentissage d’une ou de plusieurs langues. Le genre de motivation potentiellement très forte mais pas toujours suffisante en somme. À ce propos, j’aime aussi rappeler que, personnellement, je connais beaucoup de personnes d’origines étrangères mais qui pour autant ne parlent absolument pas leurs langues « d’origines » voir, pour certains, qui n’en ont aucun intérêt ni même aucune envie particulière.

« Je me rappelle les débuts… »

Je débute, tu débutes, il/elle débute, nous débutons, vous débutez, ils/elles débutent…
अरे वह ! वो चीज़े का मतलब क्या है ?


Comment commencer ce bilan des 1 an sans parler de l’alphasyllabaire ? Évidement il s’agit bien là, et comme dans beaucoup de langues, d’une première étape cruciale et très impressionnante de prime abord. Se confronter à un nouveau système d’écriture voilà bien une chose vraiment peu aisée surtout lorsqu’il nous reste tout à entreprendre. À dire vrai, on commence par ne voir que cela : les différences. Graphiques d’abord puis, très vite, les façons différentes d’agencer des « termes », puis vient le tour des mots pour qu’enfin, ce soient les premières phrases qui prennent un sens…
Au bout du compte, étudier un nouvel alphabet (ou assimilé) n’est pas aussi compliqué que prévu et il s’agira surtout de dédramatiser soi-même cette première étape. Effectivement, maîtriser un nouvel alphabet dans sa base ne sera souvent l’affaire que de quelques jours, d’une ou deux semaines tout au plus. Quant aux éléments plus complexes à l’image de la diacritique ou mêmes de certaines ligatures beaucoup moins aisées ?! Eh bien il est certain que ceci se fera avec le temps tant tous ces signes plus complexes ne seront pas forcément utiles dans les débuts ne serait-ce que par le fait qu’ils ne toucheront que très peu les termes que vous allez utiliser le plus.

Pourtant, je dois bien avouer que les premières difficultés sont survenues dès ce moment-là. En effet, qui dit langue indienne dit évidement une langue très, très phonologique et, de ce fait, une très large panoplie de sons différents qu’il convient d’ingurgiter. Je vous avouerai que même si tous ces sons ne sont pas forcément complexes en soi (et, dans mon cas, pas franchement nouveaux pour certains d’entre-deux) ici il s’agit bien, ici, de mettre en avant LA grande difficulté de l’apprentissage en autodidacte par excellence : la densité de ce qui nous est proposé par telle ou telle méthode.
Après trois ans de chinois mandarin, je vous confirme qu’apprendre par soi-même nécessite clairement et constamment de prendre le temps de faire un certain tri, de conserver un certain recul et notamment sur l’immensité des informations que l’on va vous fournir. Ce constat est d’autant plus véridique si plusieurs ressources différentes sont utilisées dès le début de l’apprentissage et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui feront dire à certains qu’utiliser plusieurs méthodes risque plus de vous compliquer la tâche qu’autre chose. Un constat que je partage évidement mais surtout si vous apprenez une langue par vous-même pour la première fois.

« Organisation, les premières leçons Assimil…»

Ses premières leçons, je pense que tout le monde s’en souvient car c’est un petit peut comme la concrétisation d’un projet en soi et le tout dopé à l’adrénaline provoqué par l’effet nouveauté.


Il est vrai que l’on se souvient souvent de ses premières leçons. D’une certaine manière je dirais qu’elles nous marquent assez facilement car elles constituent la première des concrétisations liées à son projet linguistique. C’est ainsi que, comme beaucoup, j’ai opté pour la méthode Assimil et notamment le quasi sacro-saint petit livre B2 accompagné de son audio. Une organisation plutôt classique dans les premiers mois pour ce qui me concerne sur fond d’une leçon Assimil par jour couplée à quelques modules journaliers sur Duolingo et, toujours, le travail de l’alpha-syllabaire en parallèle via des exercices de reconnaissance et de tracé. D’ailleurs, et sur ce point, j’ai pu personnellement mesurer les effets positifs des exercices en mode chronométré. Effectivement, surtout pour ce qu’il en va de la base, le fait de me chronométrer, tant en reconnaissance qu’en production à plutôt bien accéléré ma familiarisation avec l’alphasyllabaire.

Au niveau de l’audio par contre, je dois bien avouer que j’ai assez vite lâché l’audio Assimil car, comme j’avais pu le constater pour le chinois notamment, je ne suis véritablement pas un grand fan de l’audio pédagogico-pédagogique. En effet, je trouve qu’en général, le support audio pour ce qu’il en va des méthodes reste toujours un peu trop lisse et aseptisé, un peu trop robotique car exempt de tous ces petits phénomènes de l’oral apparaissant notamment dans la langue du quotidien, la langue d’usage. Dans ce souci d’authenticité, c’est donc tout naturellement que je me suis tourné très vite vers des supports de types séries et autres contenus audio-visuels à l’image de chaînes Youtube par exemple.

Vous l’aurez peut-être deviné, mais le but a été très vite pour moi de me confronter à plusieurs types de contenus directement en hindi. En gardant bien en tête les différences liées aux différents publics visés, je me suis efforcé de me constituer une base de ressources audio-visuelles diverse au sens où cela me permet d’entendre différents aspects de la langue. En somme, du contenu pour consolider et perfectionner les bases, du contenu pour accroître mon lexique notamment ainsi que du contenu plus avancé pour me confronter avec une langue plus réelle ; très certainement plus complexe mais plus motivante d’une certaine façon.
J’ai pu constater, tant par échos que par expériences personnelles, que le fait de disposer d’une certaine variété de ressources distinctes, permettait notamment de ne pas laisser s’installer une forme de routine négative pour ce qu’il en allait de l’apprentissage. Effectivement, si la régularité est l’une des clefs fondamentales de l’apprentissage d’une langue, la routine, elle, génère beaucoup trop souvent une forme de stagnation de par, au minimum, la lassitude qu’elle peut être amené à engendrer. Le pire étant, évidemment, qu’une trop grande lassitude reste bien souvent la première des étapes vers l’abandon pur et simple de l’apprentissage en question.

Lire la seconde partie de l’article en cliquant ici


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Un article intéressant sur l’apprentissage des langues en autodidacte #Langues #Autodidacte #Témoignages #Débutant #हिंदी

Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P

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