Production écrite : « le bon stylo et les bonnes feuilles…»



Loin d’être accessoire le fait de choisir les bons outils pour faciliter sa progression restera immanquable.  Aujourd’hui on se penche donc sur la production écrite manuscrite et des questions d’ergonomie pas si superflue que cela. Alors, le bon stylo et les bonnes feuilles ?! On en parle !


« L’ergonomie n’est pas accessoire pour les autodidactes »

Tous ces petits détails mis ensemble risquent trop souvent de générer de la flemme


Travailler en autodidacte c’est devoir jongler avec tous un tas de difficultés spécifiques. Néanmoins, la principale difficulté renverra bien au fait que de nombreux petits détails viennent se greffer à l’apprentissage au sens plus classique du terme. Effectivement, et d’une manière générale, il va sans dire que beaucoup d’éléments potentiellement porteurs seront, quotidiennement tout du moins, peu présents pour les autodidactes. C’est ainsi qu’aux classiques camarades de promos on pourrait rajouter, pêle-mêle, la présence de contraintes horaires d’autres natures, ou tout simplement la non-présence d’un professeur qui, à défaut, aura au moins le mérite de penser à sa place à un certain nombre de points ; ceci, bien entendu, afin de faciliter une progression. Une progression au sens très large d’ailleurs…

En parlant de « détails infimes », voir même insignifiants pour certains, on sera certaines fois pas très loin de la réalité du tout. Toutefois, l’expérience d’apprendre par soi-même nous enseigne que nombres de ces détails d’allure anodines ont souvent une fâcheuse tendance à se combiner entre-eux générant, malheureusement, la pire des compagnes qui puisse accompagner en termes de progression : la flemme. C’est bien à ce titre que le fait de mettre en avant certains de ces petits détails n’a vraiment rien d’anecdotique en soi. Les questions d’ergonomie trouvent alors une place de choix tant elles essayent de faciliter, au mieux possible, l’utilisation de ressources en tout genre.

Effectivement, on ne va pas s’en cacher, disposer de la meilleure ressource possible (ou même de la pire) n’a finalement que peu d’importance dans le cas où la première des étapes ne serait, elle, pas vraiment remplie : utiliser concrètement cette dernière. Dès lors, on ne pourra s’empêcher de parler véritablement autant de « bonne utilisation d’une ressource » que d’un « meilleur état d’esprit » dans le travail qu’il convient de réaliser au quotidien. En effet, force est de constater que l’on retrouvera également des questions d’ergonomie dans ce tout qui traite par exemple de la stagnation dans un apprentissage.
Eh oui, si l’on peut avoir tendance à utiliser toujours les mêmes ressources où que l’on réalise toujours les mêmes tâches c’est aussi parce que l’on s’y est habitué ; jusque dans la manière, plus ou moins faciles et facilitées, de les utiliser ou de les réaliser donc.   

En bref, l’erreur majeure en autodidacte est de trop souvent mésestimer nombre de ces petits détails ; tant, au bout du compte, ils impacteront autant la progression technico-technique que la motivation à progresser en elle-même.

« Choisir son stylo, un détail qui peut avoir son importance »

La graphie est à la production écrite ce que l’accent est à la production orale


Entamer l’apprentissage d’une langue disposant d’un alphabet différent n’est évidement pas simple. Bien qu’appréhender les bases d’un nouvel alphabet (ou assimilé) n’est pas forcément si compliqué que cela, il va sans dire que beaucoup de phénomènes peuvent avoir tendance à sérieusement ralentir son acquisition.

À ce titre, le type de stylo que vous allez vraiment utiliser n’est probablement pas si anodin que cela car il aura, potentiellement, tendance à vous compliquer un peu plus la tâche ; beaucoup plus qu’il n’y paraît en tout cas. Comme évoqué auparavant, débuter l’écrit dans une langue (hors projet lié clairement à de la calligraphie bien entendu) doit essentiellement se focaliser sur l’aspect technique et fonctionnel de l’écriture en question. Dès lors, il va sans dire qu’utiliser stylo plume et autre Parker aura une tendance à ralentir le procédé car ces types de stylos disposent d’une encre un peu…bavante. On constatera donc souvent la réalisation de tracés encore moins nets que ce qu’ils auraient pu être avec leurs conglomérats tantôt de petites taches tantôt de grosses coulures, ici ou là.
Un résultat qui, autant par l’encre en question que par la qualité dans son geste encore débutant produira un résultat souvent très imparfait, peu (re)lisible, et finalement beaucoup plus gourmand en termes de temps. Davantage chronophage disions-nous car si réaliser ces premiers tracés en recherchant un certain doigté est loin d’être une mauvaise chose, il va sans dire qu’à l’inverse cela risque de se retourner contre vous lorsqu’il s’agira non plus de quelques tracés isolés mais bien de phrases entières (voire même d’énoncés).

Mais l’allure comme nous l’avons mentionné n’est pas la seule chose en cause puisque l’effort ne sera globalement pas le même. Outre la concentration accrue afin de réaliser le moindre pan du tracé en question, on notera aussi, et surtout, une tendance à générer de véritables douleurs dans le poignet. Un phénomène on ne peut plus accentué par les crispations normales liées à l’acquisition d’un nouveau système d’écriture. Autant se dire que sur ce coup-là on rigole beaucoup moins c’est évident. Un constat d’autant plus vrai qu’il concernera autant la copie de tracés en tout genre que la réalisation et l’amélioration, à l’écrit, de vos capacités à produire.

En bref, choisir un stylo adapté n’a rien d’accessoire en soi. Si l’on pense à celles et ceux qui souhaiteraient véritablement progresser en production manuscrite, on pourrait également mentionner le fait de la copie et de l’assimilation kinesthésique qu’elle sous-entend. Résumons alors les choses en disant par exemple que : #lebicaencoredelavenir

« Les feuilles : avec ou sans carreaux ? »

Des repères ou des béquilles, telle est la question…


On continue cet article de pratique en écrit manuscrit avec le complément de notre bon vieux stylo : les feuilles. Vous l’aurez surement deviné mais, au même titre que le porteur d’encre donc, le support sur lequel vous allez vous exercer au quotidien n’est pas si insignifiant que cela. Effectivement, les feuilles à carreaux, comme leurs noms l’indiquent, vous offriront l’avantage certains de vous fournir de vrais repères afin de vous améliorer progressivement dans les réalisations graphiques de tels ou tels termes. Il n’est d’ailleurs pas surprenant des les retrouver, sous diverses formes, dans les manuels pédagogiques (à commencer par le bien connu Assimil et ses cahiers d’activités) allant du carreau donc jusqu’aux fameuses 2 + 3 lignes, bien pratiques pour les étrangers, afin qu’ils puissent s’exercer sur l’alphabet latin notamment.

Toutefois, et comme toujours, si ces repères seront bien pratiques pour entamer l’étape de l’écrit manuscrit, il est clair que ceux-ci devront aussi être mis de côté progressivement. Effectivement, le fait de s’appuyer sur ces repères graphiques permettra sans doute de parvenir à réaliser de meilleures proportions mais ne sera que très peu réutilisable dans l’écrit quotidien derrière. À moins d’utiliser des post-it à carreaux sur votre réfrigérateur pour ne pas oublier tel ou tel aliment lors de vos prochaines courses, il semble peu probable que ces différents repères soient véritablement présents dans votre écrit ; par la suite tout du moins.
Or, et comme pour le reste, force est de constater que trop s’habituer sur à user de ces repères c’est prendre le risque de ne pas savoir faire sans. Certains l’auront peut-être d’ailleurs déjà constaté tant écrire d’un coup d’un seul sans ses repères, c’est en général à ne plus rien pouvoir en lire grand chose.

Dans le même ordre d’idée, il convient aussi de parler à nouveau de ce fameux « souci esthétique ». En effet, le fait d’utiliser des feuilles à carreaux peut aussi avoir une fâcheuse tendance à nous faire un peu trop rester dans cet état d’esprit de l’écrit un peu trop esthétisé. Un état d’esprit très loin d’être mauvais en soi mais qui, comme nous l’avons déjà souligné, aura souvent de forte chance de ralentir la progression sur bien des aspects ; voire jusqu’à devenir l’une des raisons majeures de l’arrêt de l’écrit manuscrit d’ailleurs : même la chronophagie doit avoir ses limites non ?!

En bref, il convient comme à chaque fois de bien réaliser que les éléments pédagogiques doivent rester des aides à la progression et non pas une fin en soi. Autant se le dire car à bien des égards : si la feuille blanche peut effrayer, tôt ou tard, il faut quand même bien s’y frotter.

Et vous alors ?! Êtes-vous intéressés par l’écrit manuscrit dans telle ou telle langue ? Si oui, comment vous y prenez-vous ?! Dîtes nous tout dans les commentaires de cet article.


Si cet article vous a intéressé, merci de nous suivre, aimer et partager afin que d’autres puissent en bénéficier

Faciliter l’amélioration en production écrite c’est aussi une question d’ergonomie #Langues #Autodidacte #Production #Ecrit

Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P

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