Motivation : « Ressources complémentaires ou éviter la lassitude »



La démotivation est un grand classique de tout apprentissage sur un temps relativement long. Par expérience et par écho, on se rend souvent compte que celle-ci peut provenir aussi d’une lassitude liée aux différentes ressources utilisées. Alors compléter les ressources d’apprentissage, cela veut dire quoi ? On en parle !


« Une ou plusieurs ressources ou l’éternelle question »

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Trop de ressources c’est s’éparpiller mais pas assez c’est se lasser


Commençons par rappeler le fait qu’apprendre une langue c’est souvent une question de dosage et de mesure. Qu’il s’agisse de l’effort à fournir au quotidien, du degré de perfectionnisme (avant l’heure certaines fois donc) ou encore de la variété des différents outils d’apprentissage, il est clair que le fait de bien doser son travail au quotidien évitera bien des mauvaises surprises. C’est ainsi que le nombre de ressources d’apprentissage ainsi que leur variété deviennent des éléments très importants ; ne serait-ce que pour éviter l’effet lassitude donc.

Toutefois, il convient de rappeler également que varier les supports de manière irréfléchie c’est prendre le risque certain de diluer son travail, sa concentration et son amélioration réelle rien que par le fait d’avoir trop de choix et de ne pas réellement savoir quoi entreprendre tel jour ou tel autre. À ce titre, il s’agit donc avant tout de bien sélectionner sa ressource d’apprentissage principale ; entendons par là, celle qui constituera le socle de votre apprentissage en vous servant de véritable repère durant ce vaste parcours d’apprenant. 

Néanmoins, il va sans dire qu’utiliser toujours la même ressource aura le don d’en lasser plus d’un et ceci indépendamment du niveau de langue atteint d’ailleurs. Autant dans le fond, par le fait de répéter les mêmes leçons, que dans la forme, utiliser une ressource unique est évidement à proscrire (sauf peut-être pour les grands débutants) du point de vue de la motivation et de l’implication dans l’apprentissage.

En bref, la variété des ressources est bien un véritable enjeu quant au maintien de l’apprentissage dans le temps. Trop limitée, elle sera malheureusement souvent à l’origine d’une lassitude et d’une stagnation mais trop importante, elle, générera souvent une non-progression et un flou dans l’organisation hebdomadaire.

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« Deux grands axes pour des ressources vraiment complémentaires »

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Varier dans la forme ou dans le fondles deux peuvent être utiles


Autant se le dire, choisir et utiliser des ressources complémentaires ne doit pas être seulement perçu comme un stockage le plus massif possible de contenus et autres applications en tout genre, bien au contraire. Les ressources complémentaires doivent avant tout venir affiner un socle d’apprentissage défini (méthode globale, formations…) en permettant d’emmener plus loin tel ou tel aspect de la langue visée. Les ressources complémentaires, sont donc plus que jamais à mettre en lien avec votre projet personnel d’apprentissage est des besoins spécifiques qui en découlent afin de parvenir, progressivement, à vous rapprocher puis à atteindre vos objectifs de langue. Mais plus qu’une question d’objectifs, nous dirons également que les ressources complémentaires doivent aussi être saisies par rapport à des difficultés réelles que vous éprouvez actuellement dans votre apprentissage.

À ce titre, l’un des premiers critères pour choisir de bonnes ressources complémentaires sera d’identifier les besoins que vous estimez important à présent. Typiquement, on recherchera alors des outils à l’image de Drops ou des listes de fréquences pour améliorer son stock de lexique ou bien des applications à la Duolingo ou Mondly afin de pratiquer des phrases et des structures simples dans la langue visée. Idem pour la grammaire, en s’orientant tantôt vers des manuels adéquats tantôt vers des ouvrages dits de « grammaire appliquée ». Quant à la prononciation, on recherchera évidement toutes formes de supports audio relatifs à ces difficultés en commençant par nos chères vidéos Youtube (langue d’usage) ou bien des podcasts pédagogiques pour préparer précisément telle ou telle épreuve standardisée (TOEIC, JLPT, HSK, Cervantes…).

L’autre grand axe concernera davantage la forme que le fond et consistera à choisir des ressources complémentaires, en partie redondante dans le fond, mais qui, par un changement de forme et de format vous permettront de toujours consolider les différents éléments de langues. Le but recherché ne sera pas tant une amélioration quantitative qu’un rapport plus qualitatif à la langue visée. Une consolidation de plusieurs aspects en évitant, évidemment, la répétition à long terme et à l’identique du même module ou de la même leçon donnée ; chose qui, vous en conviendrez, n’enthousiasme finalement que très peu de monde et cela se comprend plutôt bien non ?
Néanmoins, et sur ce point, il s’agira de rester vigilant tant il ne faudra surtout pas choisir deux méthodes globales du même type (Assimil et Michel Thomas ou bien Mondly et Duolingo par exemple). Les raisons sont multiples mais la principale renverra au fait d’éviter de vous ralentir dans votre progression de par toutes les ambiguïtés potentielles liées aux différents choix de conceptions des méthodes ; de toutes ces mêmes informations mais qui seront formulées tellement différemment dans chacune des méthodes en question que cela générera beaucoup de doutes et d’hésitations notamment.

En bref, choisir une ou plusieurs ressources complémentaires est bien une affaire de choix. Il s’agira de les sélectionner réellement fonction des besoins et des difficultés rencontrées. Autant pour favoriser l’amélioration technique sur des aspects plus ou moins précis que pour éviter la lassitude liée à la répétition à l’identique, et sur un temps long, de tous un tas de chose d’ailleurs.

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« Les ressources authentiques : difficiles mais motivantes ? »

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Souvent plus difficiles mais paradoxalement souvent plus motivantes


Vous l’aurez sûrement deviné mais, en dehors des ressources pédagogiques liées à l’apprentissage en lui-même, on ne pourra s’empêcher de mentionner toutes ces ressources authentiques et ce qu’elles peuvent véritablement apporter. Loin d’évincer, de remplacer tous les supports d’apprentissages au sens plus classique du terme, elles n’en restent pas moins très utiles pour véritablement compléter votre éventail de ressources dans telle ou telle langue.

Evidemment, et même si cela dépendra toujours grandement de votre projet, il va sans dire que les ressources authentiques auront le mérite de jouer sur beaucoup d’autres aspects que ceux de l’apprentissage plus « technicien ». Entendons-par là que celles-ci vous permettront d’aller interroger du sens réel, des propos, beaucoup plus que de mettre le focus sur les manières de dire telle chose ; et les outils permettant de le faire donc. Autant se le dire, la motivation s’en retrouve souvent décuplée de par l’implication et les liens créés entre les apprenants et ces types de supports.
Qui plus est, n’oublions pas que les ressources authentiques, demeurent par essence des moments de pratiques réelles de la langue visée et en utiliser très tôt vous permettra autant de ne pas rester enfermé dans du pédagogico-pédagogique que, plus simplement, de commencer à utiliser réellement et concrètement votre niveau de langue actuel. Ce dernier point qui d’ailleurs, par expérience et par écho, restera bien souvent l’autre grand facteur de démotivation dans l’apprentissage en autodidacte d’une ou de plusieurs langues.

Malgré les difficultés inévitables en face d’une série, d’un roman (bilingue ou non) d’un article ou d’un podcast de radio, les ressources authentiques resteront l’une des meilleures ressources complémentaires pour ce qu’il en va d’une amélioration réelle dans la langue visée. Toutefois, il convient de rappeler qu’utiliser des ressources authentiques nécessite aussi une certaine adaptation afin qu’elles ne constituent pas un véritable mur en tant que tel. Au programme donc, jouer sur les modalités de visionnages, lire un roman par petits extraits, utiliser le replay plus ou moins massivement sur tel ou tel podcast feront inévitablement partie des bonnes pratiques d’utilisation de ces ressources plus complexes.   

En bref, ne mésestimez et ne repoussez pas trop la confrontation aux ressources authentiques tant elles auront un impact très positifs sur votre progression générale et notamment pour ce qu’il en va de l’envie et de la motivation à travailler au quotidien votre langue visée.

Et vous alors ?! Comment choisissez-vous vos différentes ressources complémentaires ?! Dîtes-nous tout dans les commentaires de cet article.


Si cet article vous a intéressé, merci de nous suivre, aimer et partager afin que d’autres puissent en bénéficier.

Les ressources complémentaires un enjeu technique et motivationnel #langues #autodidacte #motivation #ressources # supports

Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P

4 commentaires

  1. Des applications sont particulièrement pénibles à la longue (parfois 10 minutes 🙂 et sont alors démotivantes (et ce ne sont pas les quelques trucs de design ou d’animation qui vont changer vraiment les choses). Rapidement il faut passer au visuel (Youtube, films, publicités…) pour sortir de l’étude et de l’ennui. Mais le meilleur remède à la lassitude est… le terrain! Que ce soit avec des étrangers en France ou en ligne, dans un club de conversation ou encore mieux à l’étranger, l’antidote est efficace en particulier parce qu’il apporte les épices culturelles qui pimentent les langues et qui sont aussi leur mode d’emploi. Voir plus si affinités.
    Ajoutons que la lecture de livres qui vous attirent est aussi une formule qui marche.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Xequeo et merci pour votre commentaire !
      Je suis entièrement d’accord avec ce que vous dîtes ! La pratique concrète de la langue, peu importe le contexte/niveau, est souvent la clef d’un redémarrage/boost de motivation. Par ailleurs, vous avez raison de mentionner des ressources comme les publicités par exemple car on a peu l’habitude de mettre ceci en avant ( les pubs cela saoule en général 🙂) alors qu’elles contiennent aussi beaucoup d’éléments de langues. Entièrement d’accord pour le coup des romans (bilingue ou non) je compte d’ailleurs écrire à ce sujet prochainement.
      Merci pour votre commentaire et les précisions qui vont avec.
      |Langues d’Ailleurs|

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