|Production| Chat « Poser des questions c’est la clef »



La conversation en mode chat à le vent en poupe tant les applications de mises en relation sont particulièrement nombreuses. Malgré les apparences, le chat à visée méliorative n’est pas à appréhender comme un moyen passif d‘apprentissage. Alors, poser des questions sur la langue en chat, cela veut dire quoi ?!! On en parle !

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Note : Cet article est une mise au propre d’une réponse initialement réalisée suite aux très nombreuses interrogations que beaucoup d’entre vous nous ont adressées à ce sujet. Alors, un grand merci à vous pour votre implication et nous vous souhaitons évidement : bon Chat en VO !
Matthieu Rukmal P |Langues d’Ailleurs|


« Davantage de temps mais pas l’éternité »

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Le chat comporte aussi une forme d‘immédiateté


La conversation en mode « chat » est un des outils les plus utilisé dans l’apprentissage des langues en autodidacte. Outre la présence d’une kyrielle d’outils permettant concrètement d’entrer en contact avec un ou plusieurs natifs donnés, il est clair que le chat permettra bien de pratiquer la langue visée d’une manière très flexible ; et ceci, sans engendrer trop d’inconfort de par l’aspect instantané que peut prendre une conversation in live conduite à l’oral par exemple. Dès lors il semble assez facile de considérer que le « chat » serait donc plus confortable car exempt de ce type de difficultés au combien légitime d’ailleurs. Une telle chose n’est cependant pas si véridique que cela tant, en réalité, la conversation par chat restera soumise à une certaine forme d’instantanéité

Effectivement, et bien que dans l’absolu il sera tout à fait possible de prendre plusieurs heures afin de lire/écrire une ou plusieurs phrases données, il s’agira néanmoins de bien considérer que le chat et la correspondance (courrier, mail…) ne sont relèvent et ne procèdent pas tout à fait des mêmes choses. D’une manière générale, la conversation par chat, comme son nom l’indique, supposera une certaine rapidité dans la lecture/écriture de phrases tant elle obéira, pour moitié précisément, aux principes/codes de la conversation.

À ce titre, il n’est donc pas rare d’observer des enchaînements de propos défilants, finalement, à la vitesse de la lumière, et donc potentiellement d’un nombre toujours croissant de faits et phénomènes de langues écartés, squeezés ou plus largement non notés/relevés. Eh oui, nous savons parfaitement que, certaines fois, il est on ne peut plus aisé de se laisser un petit peu « emporté » par le jeu de la conversation/discussion en cours de réalisation.

En bref, la conversation par chat restera clairement alignée sur la conversation in live. Il sera donc nécessaire de rester vigilants afin de rester dans une démarche d’amélioration de la langue.

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«le chat, A-t-on vraiment compris ? »

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Comprendre ce qui est dit ou comprendre ce qui veut être dit ?


Comme évoqué plus haut, le fait même du chat impliquera une véritable tendance à passer rapidement sur un nombre finalement incalculable de faits et phénomènes de langues. Un véritable paradoxe tant, on ne va pas s’en cacher, une conversation par chat qui défilerait relativement bien serait plutôt positive en tant que telle. Positive tant qu’elle concerne le fait de  l’aptitude à communiquer et d’une manière assez aisée avec un interlocuteur. Sans aucun doute très positive en termes de résultats à un instant « t » donc et, par la même occasion, en termes de mind-set ; cela va de soi. Ce faisant, où se situe le problème finalement ?!

Là où le bat blesse, c’est bien lorsqu’il s’agira d’interroger l’amélioration continue (et non pas la consolidation) ainsi que la réemployabilité de ce qui sera finalement amené à être compris/produit. En effet, le fait de passer sous silence un certain nombre d’éléments de langues constituera autant d’opportunités en moins de se voir progresser de ce point de vue-là. Si l’on pensera évidement aux potentielles fautes en tout genre (orthographes, accords…) qui seraient laissées en suspens, celles-ci resteront, en proportion, que peu impactantes ; assez peu centrales finalement. Le plus dommageable réside en réalité dans les fameux écarts entre ce qui est compris et ce qu’il y avait à comprendre ! Entendons par là que, à partir des niveaux faux-débutants, les phrases gagneront évidement en complexité et ou longueur et qu’à ce titre, il y aura toujours une sorte d’ambiguïté potentielle qui planera.

Autant se le dire il ne sera donc pas si rare que cela, notamment dans votre production donc, de se voir confirmer la « bonne compréhension » de ce que vous auriez formulé concrètement. Néanmoins, et si une telle chose restera plutôt une bonne nouvelle il s’agira de rester vigilant car une phrase comprise par votre interlocuteur ne le sera peut-être pas autant que cela ; pour peu que l’on mettre cette même phrase en perspective de ce que vous souhaitiez réellement parvenir à exprimer initialement.

En bref, il est clair que personne ne sera dans votre tête et il sera extrêmement rare de pouvoir vraiment deviner que vous cherchiez précisément exprimer en amont !

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« Ce type d’écueils ou de véritables freins »

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Des écueils on ne peut plus impactant


Si ces écueils, ces lourdes ambiguïtés de fonds et de forme, demeurent aussi cruciales à connaître c’est bien parce que leurs répercussions peuvent s’avérer particulièrement délétères pour votre progression générale. En effet, là où ces petits squeezages ne seront pas forcément synonymes de blocages nets dans la conversation donnée (par effet de contexte, ajustement mutuel…), le fait de ne pas les mettre en avant empêchera donc d’en bénéficier en dehors des dites conversations obéissant à cette modalité. Rien de surprenant à cela car cela renverra, bien entendu, aux fameuses différences fondamentales liées aux divers contextes d’utilisation d’une langue ou d’une autre.

À titre d’exemple, si l’utilisation d’une structure/terme donné afin de rendre compte de la probabilité (« il doit être en train de faire ceci ») est entendu et comprise par votre interlocuteur en tant que propos d’obligation (ici, le verbe « devoir » au sens strict donc) vous n’aurez pratiquement aucun moyen de le savoir ; sauf à poser la question. Dès lors, voilà le genre de propos qui, placé dans une autre situation d’échange, ne pourra pas non plus être utilisé afin de rendre compte de ce que vous vouliez pourtant véhiculer.

Par ailleurs, on notera également que ces petits gros écueils sont aussi terribles en ce sens que, sans vigilance de votre part, personne ne vous en fera véritablement la remarque ; contrairement aux fameuses erreurs d’orthographe ou d’accords qui, elles, auront au moins le mérite de demeurer plus visibles. En d’autres termes, il se peut que, sans y porter une attention suffisante, vous risquiez de rester longtemps  avec des éléments de langues qui vous apparaitront comme « acquis » mais qui, au bout du compte, ne seront que peu (ré)utilisables. La situation malencontreuse mais classique allant surtout à l’endroit de la production orale qui, parce que s’appuyant aussi sur la présence d’un certain nombre de ces éléments finalement « ambigus »/ « flous », s’en trouvera être souvent complexifiée et donc davantage malaisante. Malheureusement, cela se comprend tout à fait !

En bref, ces ambigüités liées à la complexification des propos sont assez perverses. Mêmes si elles n’impactent que peu le déroulement des conversations par chat, elles peuvent être à l’origine de sérieux blocages dans d’autres situations de production.

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« Chat, poser des questions le vrai bon réflexe ! »

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« – Tu m’as compris ?
– Euh oui !
Je voulais dire cela
– Ah…alors… ! »


Comme vous l’aurez compris, la présence massive de ce type de phénomènes au sein des conversations par chat nécessite de rester particulièrement attentif et donc très actif au sein de vos différentes conversations ; ceci afin de rester dans une amélioration réelle et continue de votre niveau de langues.

En premier lieu, il s’agira donc de bien garder à l’esprit que, bien au-delà du seul lexique, il sera très important de s’assurer de la compréhension réelle de ce que vous souhaitiez exprimer. Le risque sinon, sera de se voir confirmer une avancée en production qui malheureusement ne sera pas si réelle que cela et de générer, dans le meilleur des cas, une forme de stagnation sérieuse dans vos différentes possibilités en production en l’occurrence. Outre les non avancés réelles ; cela constituera aussi un risque majeur de se voir confrontés à certaines désillusions dès lors que la production sera réalisée dans d’autres types de situations (à commencer par le fait de l’oral évidement).

Aussi, et bien qu’il n’existe pas de recettes miracles en soi, il s’agira malgré tout de bien penser à prendre le temps d’interroger régulièrement votre interlocuteur sur ce qu’il aurait vraiment compris de vos différents propos. Pour ce faire, il est clair qu’à chaque fois que vous utilisez un nouvel élément de langue dont vous n’êtes pas certain (structures, temps…) il conviendra surtout de ne pas oublier de questionner votre partenaire d’échange à ce propos.
En général, utiliser l’anglais (ou une langue commune suffisamment maîtrisée des deux côtés) afin de mettre en évidence ce que vous souhaitiez exprimer à la base permettra à votre interlocuteur de mieux saisir ce que vous vouliez dire ; alors ne vous en privez pas. Bien entendu, n’oubliez pas également que certaines fois, et à l’inverse donc, vous vous rendrez aussi compte que votre interlocuteur aura finalement réellement compris ce que vous souhaitiez formuler : et sur ce coup-là, un grand bravo à vous !!!

En bref, interroger votre interlocuteur sur la réalité de ce qu’il à compris de vos propos s’avèrera cruciale pour une amélioration générale en production. Pour la production en situation de chat mais aussi plus largement derrière.

Et vous alors ?! Êtes-vous un adepte de la conversation par chat dans votre apprentissage ?! Dîtes-nous tout dans les commentaires de cet article !


Si cet article vous a intéressé, merci de nous suivre, aimer et partager afin que d’autres puissent en bénéficier

Le chat pour s’améliorer en langues un gros point de vigilance à avoir ! #Langues #Ressources #Conseils #Autodidactes #conversation #chat

Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P | Langues d’Ailleurs

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