|Compréhension| R&D « en route vers la compréhension réelle »



Aujourd’hui, nous entamons un travail de fond concernant l’amélioration de sa compréhension en langues étrangères. Personnellement, je suis parfaitement conscient qu’améliorer sa compréhension n’est clairement pas de tout repos. La compréhension réelle surtout ! Certes, mais la compréhension réelle cela signifie quoi au juste ?! On en parle !

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Note à l’attention des lecteurs : Merci de noter que les articles gratuits sur Langues d’Ailleurs sont le fruit de réflexions et de recherches en continu, menées personnellement depuis plusieurs années. À ce titre, toute ressemblance avec des contenus préexistants ou existant en parallèle ne saurait être tenue pour une volonté de plagiat mais bien pour ce qu’elle serait : une simple coïncidence.

Matthieu Rukmal Palou |Langues d’Ailleurs|

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« Comprendre la langue réellement… ? »

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Pour comprendre la langue il faut la langue !


Améliorer sa compréhension d’une langue n’est clairement pas si aisé que cela. À ce titre, nous avons déjà pris le temps dans un précédent article de faire un point sur la compréhension opérante ou plurifactorielle en soulevant quelques problèmes courants qui y sont bien souvent rattachés. Aussi, et à présent, il convient de se pencher sur le cas de la compréhension qualifiable de « réelle » en tant que celle-ci serait bien liée à la langue spécifique que vous souhaiteriez apprendre.

Si la compréhension opérante aura le mérite de fournir certains résultats (comme son nom l’indique), il est clair que celle-ci, en fonction des objectifs poursuivis, relèvera beaucoup plus de l’artifice qu’autre chose tant, dans les faits, elle s’appuiera autant sur un niveau de langue donné que sur une kyrielle de facteurs aidant à la compréhension d’une phrase donnée. Ces mêmes facteurs (contextes, paraverbal, anglicismes…) qui comme nous l’avions déjà évoqué précédemment seront par définition on ne peut plus variables

La compréhension réelle, elle, s’appuiera essentiellement sur les faits et phénomènes de langues de plus en plus spécifiques à une langue donnée. D’une manière générale, il sera donc nécessaire d’assimiler suffisamment bon nombre d’éléments de langues, quoique progressivement évidemment, ceci afin de développer cette compréhension réelle. Si les classiques structures de grammaires et autres faits de conjugaison seront clairement bien au rendez-vous, on ne pourra s’empêcher de rajouter d’emblée certains autres éléments pouvant être facilement oubliés à l’image de la phonétique, la ponctuation ou encore de l’ensemble des signes diacritique par exemple.

En bref, la compréhension réelle entend placer la langue donnée au cœur de la capacité de compréhension de l’apprenant et se distingue de son homologue en ce qu’elle serait beaucoup moins variable ; plus stable d’une certaine manière !

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« Compréhension réelle, les signes les plus visibles »

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Comment faire le point sur sa compréhension réelle ? Quelques pistes…


Comme vous l’aurez compris, le fait de comprendre une phrase donnée s’appuiera en réalité sur un nombre non-listable de différents facteurs. Facteurs parmi lesquels sera présent, d’une manière plus ou moins prononcée, un niveau de langue en tant que tel…

Globalement, il va sans dire que la première trace visible d’une compréhension réelle évoluant dans le bon sens résidera dans le fait de comprendre que l’on ne comprend pas ou, plus précisément, de parvenir à discerner ce que l’on ne comprend pas. À ce titre, il n’est d’ailleurs par si rare que cela d’observer un apprenant ou un autre parvenir à énoncer verbalement ce qu’il n’est pas parvenu à comprendre. C’est ainsi que les classiques mais très positifs « C’est quoi cet adjectif ?! » Quel est ce terme, !( avec possibilité de réénoncer oralement le terme en question) constitueront une trace clairement encourageante d’une compréhension se développement réellement. Entendons par là qu’une compréhension réelle croissante dans la langue permet autant de comprendre un certain nombre de phrases (et heureusement d’ailleurs) que de saisir ce qui n’est pas compris au moment donné.

L’autre signe d’une amélioration de son aptitude en compréhension réelle renvoie, bien entendu, à la capacité de comprendre un certain nombre de phrases données au sein d’une pluralité de contextes différents ; et/ou de plusieurs types de sources distinctes. Comme nous l’avons vu, les facteurs de situations influencent grandement la capacité à comprendre une phrase donnée en constituant notamment des repères sur lesquels il sera possible de déduire les choses. Autant se le dire, le fait de parvenir à saisir des choses tout en se plaçant dans des contextes très différents aura le mérite d’attester d’une certaine compréhension réelle ou bien, malheureusement et à l’inverse, de  placer l’apprenant face à des difficultés qu’il conviendrait certainement de renommer plus précisément : « désillusions ».

En bref, comprendre une phrase donnée ou un ensemble n’est pas synonyme d’une bonne capacité en compréhension. Ceci à trait davantage à un résultat mais ne constitue souvent  que la partie émergée de l’aptitude de compréhension en quelque sorte !

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« Compréhension réelle, on décortique cela »

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La compréhension réelle, un très vaste ensemble…?


Comme évoqué plus haut une amélioration de sa compréhension réelle impliquera autant de saisir des phrases données que d’appréhender un ou plusieurs éléments dans un phrase qui, elle, ne serait pas entendue à l’instant « t ».
À ce titre, nous pouvons finalement nous risquer à proposer un schéma récapitulatif de cette fameuse compréhension réelle. Se risquer disais-je, car je ne vous le cacherai pas il semble très ambitieux de parvenir à schématiser de manière exhaustive une telle chose. Néanmoins, et à titre de repères, il est facilement observable que la compréhension réelle se décomposerait bien de la manière suivante :

Schéma introductif compréhension réelle (Profils autodidactiques)

Connaissances autour de la langue :
Regroupe l’ensemble de ces connaissances qui ne sont pas en liens directs avec le fonctionnement premier de la langue donnée. On y rangera toutes les informations liées au culturels, à l’appréhension de récurrences/conventions (ayant plus ou moins de sens donc) ainsi qu’aux façons générales de s’exprimer.
On notera qu’elles ne sont pas véritablement indispensables pour utiliser une langue donnée de manière générale ; et notamment en production. Toutefois, et en compréhension, la majorité des contenus à comprendre seront, autant dans la forme que dans le fond, soumis à ces mêmes éléments.

D’ailleurs, on observe aisément que ces éléments impactent énormément et globalement les éléments de discrimination en général ; bien que davantage ce qui a trait aux phénomènes prosodiques et/ou stylistiques (en jaune sur le schéma) sur fond de « mots de remplissage » pour ne mentionner que ce seul exemple.

Connaissances sur la langue :
Clairement le cœur du fonctionnement de langue visée et des principes fondamentaux qui la sous-tende.  Pour l’heure, nul besoin d’épiloguer ici car vous avez bien compris de quoi il s’agissait. Toutefois, car de manière contre-intuitive, il semble important de préciser que la seule présence de connaissances de la langue rend l’aptitude de compréhension souvent très limitée.

Effectivement, ces connaissances sont en l’état brute et assez théorique et, ce faisant, généreront si prisent seules beaucoup d’incompréhensions/ flous / ambiguïtés renforcées par les effets classiques de rationalisation notamment.

Eléments de discriminations :
Regroupe tous les éléments linguistiques (mais appliqués à une langue) permettant par la suite de reconnaître (à l’oral et/ou à l’écrit) les différents éléments de langues généraux issus notamment des connaissances sur la langue.

D’une certaine manière, et bien que non exhaustifs sur le schéma, ce sont bien ces éléments qui permettent d’appliquer, de percevoir et donc d’utiliser réellement un certain nombre de connaissances en situation réelle de compréhension.

Compréhen-duction / production mentale :
Désigne l’aptitude à construire des phrases/pans de phrases sans pour autant aller jusqu’à l’énonciation et/ou la rédaction. Si j’ai choisi d’appeler cela « compréhen-duction » au lieu de « production mentale » c’est bien parce que cette aptitude nécessite des éléments de langues souvent assimilés et travaillés via la compréhension et non via les méthodes s’appuyant sur la production (communicative/talkative).
On notera que cette aptitude n’est en rien indispensable pour la compréhension générale d’une langue mais qu’elle constitue une jonction certaine avec la production de celle dernière.

► Par ailleurs, et malgré tout, il est clair que cette aptitude impactera très positivement votre compréhension tant elle permettra d’automatiser un certain nombre d’éléments de langues et donc de gagner ne serait-ce qu’en rapidité de compréhension. Le fameux comprendre non pas plus mais mieux.  

En bref, la compréhension réelle est un regroupement d’un très vaste ensemble de choses que j’ai tenté de vous présenter le plus succintement possible. Certes mais quel est l’intérêt de dire cela au fait ?!

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« Compréhension réelle, à quoi cela sert »

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Un schéma certes ! Mais cela sert à quoi ?!


Comme vous l’aurez compris, ce schéma général a pour objectif de poser quelques grands repères au sujet du travail de sa compréhension réelle en langues. S’il est vrai que certain n’éprouveront peut-être aucun intérêt/bénéfice à en considérer un ou plusieurs aspects, d’autres, en revanche, sauront en tirer plusieurs avantages.

En réalité, ce que l’on observe fréquemment se trouvera bien dans le fait que des difficultés en compréhension émaneront bien de plusieurs endroits distincts ; et donc ne sauraient être appréhendées comme seulement procédant d’un seul facteur donné. C’est ainsi que, outre le fait de vous alerter quant à des méthodes promettant de régler vos difficultés en une fois et en ne se basant que sur une seule et unique chose, j’espère que cela pourra vous permettre de mieux vous situer au niveau de votre compréhension et de votre amélioration de celle-ci.

Bien entendu, je reviendrais régulièrement sur Langues d’Ailleurs avec des contenus ayant pour objectif de mieux vous renseigner autant sur le fond que sur la forme d’un apprentissage en autodidacte/autonomie. D’ailleurs, je tenais à profiter de ces quelques dernières lignes afin de remercier chaleureusement les quelques personnes qui prennent le temps de me soutenir !  Dix mille et un merci à vous !

En bref, travailler sa compréhension en langues reste bien un travail de longue haleine. Même si cela restera hautement dépendant de vos objectifs poursuivis, améliorer sa compréhension n’est clairement pas aussi simple que ce que l’on aurait l’habitude d’entendre.

Et vous alors ?! Comment se déroule votre progression en compréhension dans votre langue visée ?! Dîtes-nous tout dans les commentaires de cet article !


Si cet article vous a intéressé, merci de nous suivre, aimer et partager afin que d’autres puissent en bénéficier

Travailler sa compréhension réelle en langues n’est pas de tout repos ! On en parle ! #Langues #Ressources #Conseils #Autodidactes #compréhension #Progression

Bon apprentissage à vous,

Matthieu – Rukmal – P | Langues d’Ailleurs

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